LE FUNAMBULE DES CRÉATIONS VENU DU SUD

Joël SÉGURA nait le 17 avril 1961 vers 8 heures du matin à Fumel département du Lot et Garonne. Il est le petit dernier d’une fratrie de 3 enfants et pas forcément le plus gâté comme la légende le dit. Son frère ainé a 8 ans de plus que lui, sa sœur 6 ans. Son enfance se passera plutôt dans l’insouciance ; mais ce n’est qu’un répit, et les choses ne vont pas tarder à se gâter.
A l’âge de 8 ans, la séparation de ses parents et le départ de sa mère, vont ouvrir une blessure qui ne se refermera jamais. Ce sentiment d’abandon restera toujours ancré en lui. Quoi qu’il en soit, c’est sûrement la raison pour laquelle, une sensibilité exacerbée pour les métier artistiques va faire partie intégrante de sa vie.
Son parcours scolaire est des plus atypiques. Il fut un bon élève durant tout le primaire et une catastrophe a partir du collège. Il quittera l’éducation nationale muni du seul certificat d’étude.
A l’âge de 14 ans il vit avec son père au sein d’une famille reconstituée dans un petit village du Lot limitrophe de la Dordogne, MARMINIAC. C’est là qu’il va faire une rencontre déterminante pour la suite de sa carrière ; le club Chanterelle, imaginé et animé par mesdames Leriche et Garigue, va lui ouvrir les portes des arts et de la culture. Un couple de lesbiennes dans ce petit village de 300 âmes ce n’est pas commun dans la France profonde des seventies. En tout cas il va y découvrir la guitare, le chant et le théâtre, des moments merveilleux pour l’adolescent blessé et qui vont faire naître en lui une vocation.
Rapidement Joël intègre différentes formations en tant que guitariste, mais ses débuts ne sont pas convaincants. C’est la raison pour laquelle un jour on lui propose de prendre la place du bassiste dans un orchestre de bal. N’ayant pas les moyens d’acheter une basse, c’est son frère Francis qui va lui en acheter une, cadeau inestimable. Il lui en gardera une reconnaissance éternelle. Dès ses premiers contacts avec l’instrument, il est subjugué par le son. La basse sera son instrument. Il n’est et ne sera jamais un monstre de technique à la Stanley Clarke ou Marcus Miller, mais il est d’une régularité métronomique et possède un groove d’enfer. Et un son bien à lui.
Il est propulsé bassiste dans un orchestre de bal, où il va rester trois ans et faire mon apprentissage.
Dans les années 80 on lui propose de prendre la place de bassiste au sein du groupe ROKAMBOLE, dans lequel officient des musiciens tel que Magalie PIETRIE, Phillipe RIGAL, Michel SALVAGNAC et Alain LECOQ….. Ce groupe va devenir, sans Michel SALVAGNAC, le groupe qui accompagnera Nino FERRER pendant 4 années ; Joël a 20 ans.
Il va partager 18 ans de complicité avec l’homme du sud, une longue période qui le marquera à jamais et constituera une partie intégrante de sa vie. Avec Nino il va partager les scènes mythiques de Bobino et de l’Olympia, via l’enregistrement de quatre albums.
Parallèlement à cette merveilleuse aventure, Joël compose et chante ses propres chansons qu’il fait écouter à Nino. Sur ses conseils, il forme son groupe, qui accompagnera Nino en tournée et sur les plateaux télé de CANAL+ et TARATATA.
Il se produit sous le nom de « Mr Jo et ses gura » sur plus de 800 scènes.
En 1998, Nino FERRER tire sa révérence. Joël perd celui qui, pour lui, fut un père spirituel et qui au-delà, restera à toujours dans son cœur et son esprit.
Se sentant redevable envers lui, il décide de lui consacrer un spectacle ; « Autour de Nino » est un voyage fabuleux d’une heure trente qui enchaîne non seulement les standards incontournables (Le sud, Mirza, Le téléphon, La maison prés de la fontaine, Je voudrais être noir…), mais aussi des chansons moins connues comme le Louc plouc, Michaël and Jane, Mamadou mémé, où Arriba Santana (titre composé par Joël lui même) et d’autres titres que Nino appréciait particulièrement.

En janvier 2018, il rejoint VOODOO CHILD.